samedi 28 février 2026

Le matin

Baelor de Targaryen, Prince de Peyredragon, Main du Roi, Protecteur du Royaume, Héritier du Trône de Fer des Sept Couronnes de Westeros, fut incinéré dans la cour du château de Sorbier, sur la rive nord de la Coquelle. D’autres grandes maisons auraient choisi d’enfouir leur mort dans la terre sombre ou bien de l’abandonner à la froide mer verte mais les Targaryen étaient du sang du dragon et leur fin ne pouvait se faire que dans l’envol des flammes.
Valarr, le jeune prince, veillait debout devant la dépouille de son père. Le fils était plus petit, plus fin, plus beau garçon que le père, dénué de ce nez deux fois brisé qui avait altéré le noble faciès de Baelor. Quand il s’immobilisa pour témoigner maladroitement sa sympathie, largement mêlée de remerciements, le prince Valarr tourna vers Dunk des yeux d’un bleu glacé.
« Mon père n’avait que trente-neuf ans. Il aurait été un grand roi, le plus grand depuis Aegon le Dragon. Pourquoi les dieux l’ont-ils repris et vous ont-ils laissé, vous ? »
Il secoua la tête, éperdu de chagrin.
« Partez, messer Duncan. Partez. »

Le prince Maekar se retourna pour lui faire face.
« Certains prétendent que je voulais tuer mon frère. Les dieux savent que c’est un mensonge mais j’entendrai ces murmures jusqu’au jour de ma mort. Et c’est bien ma masse qui a porté le coup fatal, sans le moindre doute. Les seuls autres adversaires qu’il a affrontés au cours de la mêlée étaient les chevaliers de la Garde royale, à qui leurs vœux interdisaient de faire autre chose que se défendre. Donc, c’était moi. C’est étrange à dire, mais je ne me souviens pas du coup qui lui a brisé le crâne. Est-ce un bien ou une malédiction ? Un peu des deux, sûrement. »
À la façon dont il regardait Dunk, il semblait que le prince attendait une réponse.
« Je ne saurais le dire, Votre Grâce. »
Peut-être aurait-il dû haïr Maekar mais, en cet instant, il éprouvait une étrange sympathie pour cet homme.
« C’est votre masse qui a frappé, messire, mais c’est pour moi que le prince Baelor est mort. Je l’ai donc tué, moi aussi, tout comme vous.
— Oui, admit le prince. Vous les entendrez murmurer ça aussi. Le roi est vieux. Quand il disparaîtra, Valarr montera sur le Trône de Fer à la place de son père. À chaque fois qu’un combat sera perdu ou une moisson gâchée, les idiots diront : "Avec Baelor, ça ne serait pas
arrivé mais le chevalier errant l’a tué." »
Dunk reconnut la justesse de ces paroles.
« Si je n’avais pas combattu, vous m’auriez tranché la main. Et le pied. Parfois, je suis assis sous cet arbre à regarder mes pieds et je me demande si j’ai vraiment besoin d’eux. Comment un de mes pieds peut-il valoir la vie d’un prince ? Sans parler des deux autres, les deux Humphrey, c’étaient des hommes valeureux, eux aussi. »
« Et quelle réponse vous donne votre arbre ?
— Aucune que j’entende. Mais le vieil homme, ser Arlan, quotidiennement, à la tombée du jour, il avait l’habitude de dire : "Je me demande ce que demain apportera." Il n’en savait rien, pas plus que nous. Alors, il se pourrait bien qu’un jour je puisse avoir besoin de ce pied. Que le royaume ait besoin de ce pied, peut-être plus que de la vie d’un prince ? »
Maekar réfléchit à cela, mâchoires serrées sous sa barbe d’argent pâle qui rendait son visage si dur. Il grimaça avant de poursuivre : « Mon plus jeune fils semble s’être pris d’affection pour vous, messer. Il est temps qu’il devienne écuyer mais il me dit qu’il ne servira nul autre chevalier que vous. C’est un garçon désobéissant, comme vous l’avez certainement remarqué. Le prendrez-vous ?

— Moi ? »
Ébahi, Dunk ouvrit la bouche, la referma, la rouvrit.
« L’Œuf... Aegon, je veux dire... C’est un bon garçon, Votre Grâce, et je sais que c’est un honneur que vous me faites mais... je ne suis qu’un chevalier errant. Juste avant qu’il ne meure, j’ai juré au prince Baelor de le servir.
— C’était présomptueux de votre part, dit Maekar. Qu’a-t-il répondu ?
— Que le royaume avait besoin d’hommes de valeur.
— C’est la vérité. Alors ?
— Je prendrai votre fils comme écuyer. Votre Grâce, mais pas à Summerhall. Pas avant un an ou deux. À mon humble avis, il a connu trop de châteaux. Je le prendrai uniquement s’il m’accompagne sur les routes. »
Le prince Maekar lui lança un regard incrédule.
« Le combat aurait-il troublé ta raison, mon gars ? Aegon est un prince du royaume. En lui coule le sang du dragon. Les princes ne sont pas faits pour dormir dans des fossés et manger du bœuf salé. »
Il vit l’hésitation de Dunk.
« Qu’avez-vous peur de me dire ? Parlez selon votre cœur, messer.
— Daeron n’a jamais dormi dans un fossé, je suis prêt à le parier, dit Dunk très calmement. Et le bœuf qu’a mangé Aerion a toujours été épais, saignant et tendre, pour le moins. »
Maekar Targaryen, prince de Summerhall, dévisagea longuement Dunk, l’enfant des bas-fonds, sans pouvoir réprimer les mouvements spasmodiques de sa mâchoire sous sa barbe d’argent. Finalement, il tourna les talons et s’en fut, sans ajouter le moindre mot. 

Le gamin arriva au matin, juste au moment où le soleil se montrait. Il portait de vieilles bottes, une culotte brune, une tunique de laine tout aussi brune et un vieux manteau de voyage.
« Messire mon père dit que je dois vous servir.
— Vous servir, messer, lui rappela Dunk. Tu peux commencer par seller les chevaux. Noisette est à toi, traite-la avec gentillesse. Je ne veux pas te voir sur Tonnerre à moins que je ne t’y autorise. »
L’Œuf alla chercher les selles.
« Où allons-nous, messer ? »
Dunk réfléchit à cela un moment. « Je n’ai jamais été dans les montagnes Rouges. Ça te plairait de connaître Dorne ? »
L’Œuf sourit. « J’ai entendu dire que les spectacles de marionnettes étaient excellents là-bas. » Le Chevalier Errant

jeudi 26 février 2026

BTS des épisodes 1x04, 1x05 et 1x06 de A Knight of the Seven Kingdoms


• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

Concept artistique du bûcher funéraire :

Concepts artistiques des armures :

 

La partie physique

Pour se préparer à son rôle d'écuyer, Dexter Sol Ansell a débuter son entraînement par des visionnages de Cobra Eye, avant de s'initier au karaté avec CC Smiff, le coordinateur des cascades.
Le heaume de Lyonel Baratheon était très lourd et très instable à cause des bois de cerf qui le décorent, en plus de ne rien pouvoir voir.
L'armure de Daeron est inspirée d'un modèle du 14e siècle, et est composée d'un peu plus de 200 plaques recouvrant le torse et la jupe.

  

Les flashbacks

Ces scènes sont tournées légèrement différement du reste de la série, pour donner un effet 'carte postale'.
L'épée de ser Arlan a été imaginée en ayant à l'esprit que Dunk la manierait dans la majorité de la série... alors que Danny Webb est bien plus petit que Peter Claffey, ce qui la rendait plus compliquée à manipuler pour lui. Alors pour Danny, quelques centimètres ont été retirés, pour qu'il puisse au moins la brandir et la sortir de son fourreau.

Le tournoi

Pour recréer le brouillard qui recouvre la plaine de Cendregué le matin de l'affrontement, l'équipe a eu recours à toute sorte de machines à fumée et à vapeur. Au total, 210 plans de brouillard ont été tournés.
Ce sont des smoothies à la banane qui ont été sacrifiés pour imiter du vomi quand, par nervosité avant l'affrontement, Raymun et Dunk sont pris de violentes nausées.
Pour imiter le point de vue de Dunk qui voit la bataille à travers la fine fente de son heaume, l'équipe a tout simplement fixé un heaume sur la caméra.
Les acteurs se sont retrouvés couverts de faux sang, fabriqué essentiellement avec du sucre, ce qui a attiré les guêpes.
Une autre version du bouclier d'Aerion a été fabriquée, conçue pour se briser quand Dunk parvient à le mettre à terre et à le frapper avec son propre bouclier.
L'oeil gonflé et fermé de Dunk a été obtenu grâce à un 'patch' collé sur l'oeil de Peter ; Finn Bennett porte une sorte de dentier pour simuler la machoîre toute gonflée et ensanglantée d'Aerion après avoir été frappé au visage avec son bouclier ; enfin, la blessure à la tête de Baelor, qui s'averera mortelle, a été obtenue grâce à une prothèse simulant l'aspect du cerveau, et en post-production, ont été ajoutés les effets donnant l'impression qu'il lui manque la moitié du crâne.

  

C'est dans la boîte !

'Mais où est passé Aegon p*tain ???' a démarré comme une blague, et finalement ça a été gardé au montage
Le dernier jour de tournage a eu lieu le jour de l'anniversaire de Dexter : ce derneir a donc eu un gâteau pour l'occasion !
Finn espère que quand les gens feront des fanarts sur AKOT7K, ils utiliseront son visage pour représenter Aerion

• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

Revue de presse

Bertie Carvel sur le choix de Baelor de soutenir Dunk : "Je pense que la décision est prise selon le mérite du moment. C'est aussi simple que la bonne chose à faire - et dans ce contexte, c'était, 'je ne vais pas laisser cette petite brute gagner. Je ne vais pas laisser ce gars qui est une bonne personne toute seule.' Ce ne serait pas juste, et c'est ça, le coeur de l'histoire : on ne peut pas laisser faire ce genre de chose. On espère que dans une situation similaire, on ferait comme Baelor en défendant ce qui est juste."

Henry Ashton sur les rêves prophétiques de Daeron : "Il ne sait pas vraiment ce qu'ils veulent dire. Alors quand il a cette vision d'un dragon mort, il fait ses suppositions sur qui ce sera, ce que ça veut dire... il ne sait pas ce que ça veut dire, mais il sait que c'est un mauvais présage pour lui ou pour sa famille. Il est l'un de ces personnages imparfaits, que j'adore jouer, parce qu'il y a tellement de couches sous la surface. Il se cache derrière cet humour noir, son âme torturée. Quel dommage qu'un si grand pouvoir - ces rêves, ces visions - ait été attribué à un homme qui ne peut pas les gérer. Je pense qu'il ets très important comme personnage car il fait le lien entre les Targaryen et Dunk et Egg, et il montre ce que c'est de grandir dans une famille si brutale."

 

Ira Parker sur l'utilisation du thème musical de GOT dans le 1x04 : "La raison pour laquelle cette musique est utilisée, c'est parce que c'est le 'moment'. C'est le 'c'est parti !' Et ça touche d'une façon très différente évidemment. On se dit, 'ouais, ok, on retrouve le GOT dont on se souvient.' J'espère que tout le monde, comme moi, bien que je l'ai vu des millions de fois, aura cette chair de poule en se disant qu'un truc énorme arrive. Ou quelque chose d terrible, selon si c'est le genre de chose que vous aimez. Baelor arrive, et il y a cette musique, et il dit 'je me battrai pour ser Duncan.' Et bon sang, si vous ne vous levez pas de votre fauteuil, vous n'êtes pas vraiment fan de GOT."

Ira Parker sur le combat du 1x05 : "D'abord, le plan à travers le haume était important pour nous, parce que on voulait rester autant que possible dans le POV de Dunk, comme c'était le cas jusqu'à présent. Les choses changent drastiquement quand vous portez un haume : vous portez plusieurs kilos d'armure en métal et vous êtes à cheval, vous vision périphérique se réduit, vous vous entendez respirer, vous entendez votre coeur battre nerveusement. On voulait que le public ressente que Dunk était le personnage principal, on voulait que le public soit dans ce combat. [...] Dans le livre, un épais brouillard recouvre Cendregué le matin du jugement, alors c'était important de le recréer. On l'a pris du bouquin. On utilisait des trucs appropriés, et George a parlé de praticité plutôt que de forme. Mais on avait aussi de très bons coordinateur de cascades et réalisateur avec nous. On a honnêtement bien embelli le brouillard. [...] On n'a pas beaucoup d'argent pour cette série. On a le quart de chaque dollar. Il fallait qu'on soit prudents sur la façon de cacher les choses. On vous laisse vous concentrer sur ce qu'on veut sur quoi vous vous concentriez, plutôt que de ne pas avoir une foule de 10 000 personnes dans un tournoi du genre de Coachella ou Glastonbury. C'est drôle, comment le manque de moyens financiers vous oblige à trouver des moyens créatifs que vous n'auriez peut-être pas imaginé si vous aviez eu l'argent." 

 

Ira Parker sur le flashback du 1x05 : "Je n'aime pas qu'on doive faire un flashback à ce stade, quand tout le monde veut la bataille, mais il le fallait. Mais je pense que ça se tient, et que c'est marrant de voir Dunk ainsi. Je pense que ça apporte quelque chose à l'histoire, et à la fin de l'épisode 5."

Peter Claffey sur le jugement des sept : "C'était cool, j'avais l'impression de rendre hommage à Jon Snow quand il a sa revanche sur Ramsay Bolton après qu'il ait kidnappé son frère, et tout le reste. Ca représente vraiment cette saleté, ce sol, ce son dans la boue. [...] [Dans le bouquin, il y a une citation qui dit '[Aerion] aurait pu vaincre Duncan le Grand mais il ne pouvait rien contre Dunk de Culpucier.'] Il a dû déployer une force et une détermination incroyables pour surmonter l'adversité, et il les a mises tout au service de ce prince de haute naissance, un Targaryen qui se prend pour un dragon et qui est un combattant hors pair. Au final, c'est cette ténacité et cette combativité qui lui permettent de le vaincre. Je pense qu'il était essentiel de retranscrire cela."

Finn Bennett sur l'épuisant tournage du jugement des sept : "En enfilant ce casque, je ne voyais rien : les trous pour les yeux sont tout petits. [Sa doublure cascade] fait tout ça en étant aveugle. On filmait sections par sections, et puis vers la fin, c'est à nouveau moi qui m cogn contre un bouclier, et il me frappe avec un bouclier. On a beaucoup répété ça. C'était éprouvant, mais j'ai adoré faire ça."

 

Bertie Carvel sur la relation de Baelor et Maekar, et l'absence de colère de Baelor suite à la blessure qu'il a reçu de Maekar : "Baelor célèbre la force de son frère. Il l'aime et est fasciné par son pouvoir, comme lorsqu'ils étaient enfants et qu'ils se délectaient de leur capacité à se blesser mutuellement… Il y a de l'affection, pas de reproches. C'est ce qui arrive quand on se dispute. Quelqu'un est blessé. Il n'y a pas de colère en lui. Ce Baelor vit sur un plan supérieur à celui de la plupart d'entre nous, simples mortels. La colère ne semble pas être sa nature, et c'est pourquoi on parlera de lui comme d'un bon roi, j'en suis sûr – ou du roi qui n'a jamais existé. On aimerait croire, n'est-ce pas, que nos dirigeants ne cèdent pas facilement à la colère. Et il est assurément un bon exemple pour les dirigeants qui pourraient se trouver au pouvoir."

Sam Spruell sur la réaction de Maekar d'avoir tué accidentellement son frère pendant le combat : "On a fait différentes versions de culpabilités : était-ce un accident, ou est-ce qu'il avait l'intention de tuer son frère. Je trouve que c'était très excitant d'expérimenter ça, et d'en parler avec Ira et Sarah. Il y a ce profond désir en Maekar, d'être le prochain héritier au trône, qui sera réalisé par la mort de son frère. Alors la culpabilité, la tristesse, le deuil qu'il ressent, s'ajoutent à la réalisation qu'il est à présent le prochain en lice pour le trône."

Ira Parker sur les retrouvailles de Dunk et de Pied de Biche : "Dès le début, nous avons tous senti que beaucoup de gens, nous y compris, ne se soucieraient que des retrouvailles de Dunk avec son cheval. S'il gagne le tournoi, tant mieux. Le Jugement des Sept, super, on veut qu'il s'en sorte. Mais le cheval, c'était dur à voir. Dunk a un lien très fort avec ses animaux, alors il nous a semblé important d'aborder au moins ce sujet. Et elle va dans une ferme de pommiers. Que demander de plus ? C'est le paradis pour les chevaux."

 

Dexter Sol Ansell sur la tentative d'Aegon de tuer son frère Aerion : "Il veut juste le tuer. Il pense : Aerion a tué mon chat. Dunk a failli mourir lors du Jugement des Sept. Il a fait toutes ces choses ignobles. Je dois réparer ça — il ne peut plus continuer comme ça. Et puis Maekar arrive. Avant qu'Egg ne s'enfuie, la seule chose qu'il voulait vraiment, c'était l'impressionner et être bien accueilli. Et maintenant, Maekar est gentil avec lui pour une fois ; il pose les mains sur ses épaules, et c'est un très beau moment. Cela apaise Egg et lui fait réaliser : « Waouh, enfin il m'apprécie. » Maekar pensait probablement qu'Egg ne ferait jamais une chose pareille, et maintenant, enfin, Egg s'affirme. Honnêtement, je pense qu'à ce moment-là, Maekar est fier, parce que je ne pense pas que Maekar aimait Aerion non plus."

Ira Parker sur l'ambiguieté de l'adoubement de Dunk & la scène finale de la saison 1 : "Je suis ravi. C'était la toute dernière chose que j'ai écrite pour cette série. Ce n'était pas dans le scénario original, et au montage, la fin ne me semblait pas tout à fait juste. J'ai oublié exactement quand et comment l'idée est apparue. On a eu beaucoup de chance lors des reshoots. On a rapidement intégré cette scène, et je suis vraiment content qu'on l'ait fait. D'abord, Dunk regarde. Il y a quelque chose de particulier. C'est parfait, car votre réaction est exactement celle que je souhaitais. Regarde-t-il ? Ne regarde-t-il pas ? Était-ce intentionnel ? Non ? On dit adieu à Ser Arlan. Ser Arlan a accompli sa mission et est resté présent auprès de Dunk même après sa mort, mais maintenant Dunk part pour devenir son propre mentor. [...] À ce moment-là, Dunk n'avait jamais été adoubé par Ser Arlan. Il demande : « Pourquoi ne m'avez-vous jamais adoubé ? » Puis, Ser Arlan meurt, et on croit que c'est fini. Mais ensuite, il revient et, d'après ce que l'on sait, la suite de la scène est : « Garçon, va me chercher mon épée », et il l'adoube. Il n'y a aucune confirmation, ni dans un sens ni dans l'autre, à la suite de cette scène. C'est exactement ce que GRRM souhaitait. Cela reste ambigu et chacun est libre d'interpréter." 

 

lundi 23 février 2026

A Knight of the Seven Kingdoms - Saison 1, Épisode 6 «The Morrow»

Diffusé le 22 février sur HBO
Réalisé par Sarah Adina Smith
Ecrit par Ti Mikkel, Ira Parker, George R.R. Martin

Alors que Cendregué est en deuil, Dunk réfléchit à sa prochaine destination.. et à si il gardera ou non l’Œuf comme écuyer.

Dunk se remet péniblement de ses blessures, et est dévoré par la culpabilité de la mort du prince Baelor. Ce qui passe au-dessus de la tête de Lyonel, car pour lui comme ce sera le cas de son descendant Robert, 'un bon Targaryen est un Targaryen mort'. Un autre qui se sent coupable, c'est le prince Maekar, père de l'Oeuf et frère de Baelor, qui a très probablement porté le coup mortel lors du tournoi. Maekar propose à Dunk d'entrer à son service à Lestival, et ainsi l'Oeuf pourrait rester son écuyer. Mais Dunk en assez des princes - on peut le comprendre... - et refuse l'offre de Maekar, pour la plus grande déception de l'Oeuf, qui envisage très sérieusement de tuer Aerion encore convalescent. Je ne pense pas qu'il serait allé jusqu'au bout, il y a une différence entre ressentir quelque chose, et agir à cause de ces sentiments...

  

Cependant, Daeron, le grand frère de l'Oeuf, parvient à faire changer d'avis à Dunk, qui demande à Maekar de prendre le petit à son service, mais en tant que chevalier errant, pas à Lestival : après tout, ce n'est pas la vie de chateau qui a empêché Aerion de devenir un psychopathe, ni Daeron de sombrer dans l'alcolisme... alors qu'il est sur le départ, Raymun - qui est le type le plus heureux de s'être fait baby trapped que j'ai jamais vu lol - fait une belle surprise à Dunk : il a racheté Pied de Biche pour lui ! Un changement du bouquin, car je me rends compte qu'on ne savait pas ce qu'il était advenu de la jument. Mais Dunk souhaite passer à autre chose, et décide de la laisser aux bons soins de son ami ; après tout, elle va vivre dans un près, aura autant de pommes qu'elle veut, ça ressemble au paradis pour un cheval, non ? Et enfin, l'Oeuf rejoint Dunk, lui affirmant que son père lui a dit de le servir - on découvre cependant qu'en fait, l'Oeuf a faussé compagnie à sa famille et a encore fugué.

Un final très réussi et émouvant ; très hâte de découvrir la saison 2, en espérant que la qualité de cette série et la fidélité envers les livres soient toujours au rendez-vous !

samedi 21 février 2026

Sept

Avertissement de contenu : Descriptions explicites de blessures corporelles TRÈS GRAVES dans ces extraits !! 

Une trompette retentit.
Pendant une fraction de seconde, Dunk se pétrifia, telle une mouche prise dans de l’ambre, tandis que les chevaux démarraient. Une violente panique lui tordit le ventre. J’ai tout oublié, pensa-t-il, affolé, j’ai tout oublié, je vais me couvrir de honte, je vais tout perdre.
Tonnerre le sauva. À la différence de son cavalier, le grand étalon brun savait précisément ce qu’il devait faire. Il se lança au trot.
Alors, l’entraînement de Dunk reprit le dessus. Il donna au cheval un léger coup d’éperon, tout en abaissant sa lance. Dans le même mouvement, il leva son bouclier de façon à protéger l’essentiel de son flanc gauche, tout en le gardant incliné pour dévier les coups. Chêne et fer, gardez-moi de l’enfer.
Il essaya de ne pas regarder la pointe d’acier aiguisée terminant la lance noire d’Aerion, qui grossissait à chaque foulée. Le dragon, regarde le dragon, s’ordonna-t-il. La grosse bête à trois têtes couvrait le bouclier du prince, ailes rouges et feu d’or. Non, regarde uniquement là où tu veux frapper, se rappela-t-il subitement. Mais sa lance avait déjà commencé à dévier hors de la ligne. Dunk essaya de corriger, mais il était trop tard. Il vit sa pointe heurter le bouclier d’Aerion, frapper le dragon entre deux de ses têtes, creusant un sillon dans une flamme peinte. Un craquement étouffé retentit et la force de l’impact ébranla Tonnerre sous lui, le faisant trembler. Une fraction de seconde plus tard, quelque chose lui heurta le flanc avec une force effroyable. Les chevaux se percutèrent violemment.

Tonnerre trébucha. La lance de Dunk éclata et lui échappa. Puis il se retrouva derrière son adversaire, s’accrochant à la selle dans un effort désespéré pour ne pas tomber. Tonnerre dérapa sur le sol boueux et Dunk sentit ses antérieurs se dérober. Ils glissèrent irrémédiablement. L’étalon plia les jambes.
« Debout ! rugit Dunk en lui labourant le flanc de ses éperons. Debout, Tonnerre ! »
Et, dans un effort terrible et désespéré, le vieil étalon parvint à se redresser.   
Dunk s’accrocha à son encolure. Une atroce douleur lui labourait le flanc et son bras gauche pendait. La lance d’Aerion avait traversé le chêne et le fer ; trois pieds de frêne brisé et d’acier émergeaient de sa poitrine. De la main droite, Dunk saisit le morceau de lance juste sous la pointe et tira sauvagement. Un flot de sang jaillit, ruisselant à travers les mailles de son haubert, maculant son manteau. L’univers tournoya. Il crut un instant qu’il allait perdre connaissance. Vaguement, à travers la douleur, il entendit des voix crier son nom. Son beau bouclier était inutile à présent. Il le jeta... il jeta son bel orme et son étoile filante pour dégainer son épée, mais la souffrance était telle qu’il ne pensait pas être capable de la soulever. 

Faisant volter Tonnerre, il essaya de voir ce qui se passait sur le terrain. Messire Humphrey Hardyng s’accrochait à la crinière de son cheval, visiblement blessé. L’autre Humphrey gisait, immobile, dans une mare de boue ensanglantée, une lance brisée plantée dans l’aine.
Il vit le prince Baelor galoper droit devant, la lance encore intacte, et désarçonner un des chevaliers blancs. Un autre des chevaliers de la Garde royale était déjà à terre et Maekar avait lui aussi été éjecté de sa selle. L’épée à la main, le troisième chevalier blanc repoussait messire Robyn Rhysling.
Aerion, où est Aerion ? Soudain, le bruit formidable de sabots broyant le sol lui fit tourner la tête. Tonnerre beugla et rua, tandis que l’étalon gris l’éperonnait de plein fouet. Cette fois, il n’y avait aucun espoir d’éviter la chute. La longue épée de Dunk lui échappa et le sol vint à sa rencontre. Il s’écrasa à terre avec une violence qui lui broya les os, lui arracha les poumons. La douleur le submergea, si aiguë qu’il sanglota. Pendant un instant, il resta là, immobile sur le sol, aussi inerte qu’un tas de ferraille.
Dunk le crétin, qui s’imaginait pouvoir devenir chevalier... Il savait qu’il devait se remettre debout s’il ne voulait pas mourir. Gémissant, incapable de respirer, il se força à prendre appui sur ses mains et ses genoux, totalement aveuglé, les fentes de son casque étant bouchées par de la boue. Titubant en aveugle, il parvint à se dresser sur ses jambes. Il gratta la boue d’un doigt couvert de fer et...
Le dragon apparut au-dessus de lui. Il avait trois têtes et des ailes comme des flammes, rouges, jaunes et orange. Et il ricanait. « Es-tu déjà mort, chevalier errant ? Demande grâce et admets ton crime, et peut-être que je ne réclamerai qu’une main et un pied. Oh, et puis tes dents, mais qu’est-ce que quelques dents ? Un homme comme toi peut vivre des années avec de la bouillie d’avoine. »
À nouveau, le dragon éclata de rire.
« Non ? Alors mange ça ! »
La boule hérissée de clous monta haut dans le ciel avant de tomber sur lui à la vitesse d’une étoile filante. 

Dunk eut le réflexe, va savoir comment, de rouler de côté. Il ignorait d’où lui venait cette force, mais il la trouva. Il se jeta dans les jambes d’Aerion, lançant un bras enveloppé de fer autour de sa taille, l’attirant avec lui dans la boue. Le prince poussa un juron tandis que Dunk roulait sur lui. À quoi lui sert sa masse, maintenant ? Le prince essaya de le frapper au visage avec la tranche de son bouclier mais ce fut son casque cabossé qui encaissa l’impact.
Aerion était fort mais Dunk l’était plus encore, et surtout plus grand et plus lourd. Il saisit le bouclier à deux mains et le tordit jusqu’à ce que les lanières se déchirent. Puis il l’abattit sur le casque du prince, encore et encore, broyant les flammes d’émail. L’écu d’Aerion était plus épais que celui de Dunk, taillé dans du chêne solide bardé d’acier. Une flamme se brisa. Puis une autre. Le prince avait perdu toutes ses flammes bien avant que Dunk n’arrête de frapper. Aerion lâcha finalement la poignée de sa masse inutile pour dégainer le poignard glissé dans sa ceinture. Il parvint à le sortir de son fourreau mais, d’un coup de bouclier sur le poignet, Dunk le lui fit sauter de la main.
Il aurait pu vaincre messer Duncan le Grand mais il ne pouvait rien contre Dunk des Bas-Fonds. 
« RENDS-TOI ! hurla-t-il.
— Je me rends », murmura le dragon, sans presque remuer ses lèvres blêmes. 
Dunk se dressa et souleva sans ménagement le prince Aerion. Arrachant les lanières de son casque, il s’en débarrassa. Aussitôt, il fut noyé de bruits et d’images : des grognements et des jurons, les cris de la foule, un étalon qui hurlait, un autre, dépourvu de cavalier, qui galopait de long en large sur le terrain. Partout, l’acier cognait l’acier. Raymun et son cousin se lardaient de coups devant la tribune d’honneur, tous deux à pied. Leurs boucliers n’étaient plus que monceaux d’échardes, la pomme rouge et la verte se trouvaient toutes deux réduites en miettes. Un des chevaliers blancs portait son frère inconscient hors du terrain. Le troisième gisait à terre et Orage Moqueur avait rejoint le prince Baelor dans son combat contre le prince Maekar. Masses, haches et épées montaient et descendaient, martelant casques et boucliers. Maekar prenait trois coups pour chacun de ceux qu’il rendait, et Dunk comprit que ce serait bientôt terminé. Je dois arrêter tout cela avant que l’un d’entre nous se fasse tuer, se dit-il.

« Dis-leur ! » ordonna-t-il à son ennemi.
Le prince Aerion cracha de l’herbe et de la terre puis articula péniblement : « Je retire mon accusation. »
Après cet instant mémorable, Dunk n’aurait su dire s’il avait quitté le terrain sur ses propres jambes ou si on l’avait porté. Il se souvenait de la douleur lancinante qui avait repris possession de son corps, et aussi de s’être demandé avec émerveillement et incrédulité : je suis vraiment chevalier, à présent ? Je suis vraiment un champion ?
L’Œuf l’aida à enlever ses jambières et ses protections d’épaules, secondé de Raymun et de Pâte d’Acier. Mais Dunk était trop hébété pour les différencier nettement. Il sentait des mains, des doigts, percevait des voix. Rapidement cependant, Pâte d’Acier se distingua par ses plaintes : « Regardez ce qu’il a fait de mon armure ! La v’là toute trouée et cabossée. Et va falloir que je la découpe sur lui, ma parole !
— Par les dieux, la pointe de la lance s’est profondément enfoncée dans les chairs ! entendit-il s’exclamer Raymun. Cela le tuera sûrement si on...
— Soûlez-le et versez de l’huile bouillante dessus, suggéra quelqu’un. C’est ainsi que procèdent les mestres.
— Du vin ! »
Cette nouvelle voix possédait une étrange résonance métallique.
« Pas d’huile, cela le tuera. Du vin bouillant. J’enverrai mestre Yormwell s’occuper de lui une fois qu’il aura fini de soigner mon frère. »

Un grand chevalier se tenait auprès de lui. Son armure noire était marquée et déformée par de nombreux coups. Le prince Baelor. Le dragon écarlate sur son casque avait perdu une tête, ses deux ailes et la plus grande partie de sa queue.
« Votre Grâce, dit Dunk. Je suis à votre service. S’il vous plaît. À votre service. Je suis votre homme. »
Le chevalier noir posa une main sur l’épaule de Raymun pour se stabiliser.
« J’ai besoin d’hommes de votre valeur, messer Duncan. Le royaume... »
Sa voix semblait curieusement déformée. Peut-être s’était-il mordu la langue.
Dunk était très fatigué. Il avait du mal à rester éveillé.
« Votre homme... » murmura-t-il une fois de plus.
Le prince tourna lentement la tête de part et d’autre.
« Messer Raymun... Mon casque, si vous le voulez bien. La visière... la visière est cassée et mes doigts... mes doigts sont comme du bois...
— Tout de suite, Votre Grâce. »
Raymun saisit le heaume du prince à deux mains et grogna :
« Pâte, mon bon, aidez-moi. »
Pâte d’Acier s’approcha avec un outil.
« Il est écrasé à la base, Votre Grâce, sur le côté gauche. Mais c’est du bon acier, pour avoir résisté à un choc pareil.
— La masse de mon frère, sûrement, dit Baelor d’une voix épaisse. Il est fort. »
Pâte souleva le casque défoncé. 

« Par tous les... O dieux, ô dieux, ô je vous en prie... » Dunk vit quelque chose de rouge et humide tomber du casque. Quelqu’un poussa un cri aigu, terrible. Sur le morne ciel de plomb, le grand prince en armure noire vacilla. Il ne lui restait que la moitié du crâne. Dunk vit le sang rouge et l’os pâle en dessous et quelque chose d’autre, quelque chose de spongieux, d’un gris bleuâtre. Une étrange expression de trouble passa sur le visage de Baelor, comme un nuage passe devant le soleil. Il leva la main pour se toucher le cou avec deux doigts... oh, si légèrement... Puis il tomba.
Sur Dunk. Les autres racontèrent plus tard à celui-ci qu’il avait ordonné :
« Debout ! »
Mais il ne s’en souvint jamais, et le prince ne se releva pas. Le Chevalier Errant

vendredi 20 février 2026

Nouveautés du cast au 19 février 2026

Un retour 'glacial'...

Les premiers aperçus de la saison 3 de Vigil avec Rose Leslie sont là : si dans les deux premières saisons, son personnage était un peu à l'écart de l'enquête en cours - une des raisons étant que le hasard a voulu que Rose ait été enceinte pour chacun de ces tournages... - maintenant elle rejoint les lieux du crime, afin de pourchasser un tueur dans le cercle polaire arctique !

- ,,

Emilia Clarke pour Pegasus

L'actrice collabore à nouveau avec la gamme de liqueurs pour leur chapitre 10 : 'Pas de chichi'. 

- ,,

Les sorties...

Le 8 février, Pedro Pascal prenait part à diverses célébrations à l'occasion du Superbowl à Santa Clara en Californie. Le 11 fevrier, Harry Collett était à la soirée organisée par Glamour en l'honneur des nominés aux BAFTA dans la catégorie meilleur espoir. Le 12 février, Gwendoline Christie et Abubakar Salim assistaient à la soirée de gala des BAFTA 'Invest in Talent'.

- ,,

Bella Ramsey au festival de Berlin

L'acteur.ice avait son nouveau film présenté en compétition, Sunny Dancer. Iel était présent.e dès le 12 février pour la soirée d'ouverture. Le lendemain, journée photocall puis avant-première.

- ,,

Bande-annonce Le Mandalorian & Grogu

Nouveau chapitre dans l'épopée Star Wars de Pedro Pascal, qui sortira sur nos écrans français le 20 mai prochain.

- ,,

Nouvelles photos du tournage de The Dreadful

Le nouveau film réunissant Kit Harington et Sophie Turner sort cette semaine aux Etats-Unis - le Royaule-Uni suivra prochainement, et peut-être la France aussi car sur Amazon le film a un titre en français. La réalisatrice du film Natasha Kermani a pris part à plusieurs interviews, et quelques photos ont été dévoilées du tournage dans les Cornouailles en noembre/décembre 2024. ET a aussi dévoilé une vidéo 'bêtisier', où Kit et Sophie font semblant de vomir après avoir tourné une scène de bisous.
Interviews de la réalisatrice Natasha Kermani :

Bleeding Cool : "Quand Sophie a rejoint le projet, elle l'a envoyé à Kit, parce qu'ils cherchaient quelque chose où ils pourraient retravailler ensemble, et elle pensait que The Dreadful était peut-être l'occasion de le faire."

Bleav : "On a tenté plusieurs directions pour le casting, et puis ensuite j'ai mis le projet de côté après qu'on m'ait dit 'tu peux pas faire un film d'époque, c'est trop ci, c'est trop ça...' C'était en fait un de mes agents chez UTA qui a vraiment défendu ce projet, qui m'a demandé 'hey, qu'est-ce qu'il se passe avec ce film ?' Et il a eu l'idée de l'envoyer à Sophie, qui l'a aimé, et c'est comme ça qu'on a pu reprendre. [...] On a eu un tout petit budget de 2 millions de dollars, et c'est vraiment ce qu'il faut retenir. On a tourné au Royaume-Uni, donc les chiffres sont un peu plus compliqués, mais ça reflète bien notre situation." 

Coming Soon "Leur relation [dans la vraie vie] est pratiquement fraternelle. Alors ils étaient très marrants avec [la relation romantique de leurs personnages dans le film]. Ils redoutaient le moment où ils devraient s'embrasser. Mais ils ont réussi à rester pro." 

 

Brandon Davies Show : "Je pense que Sophie était très attirée par l’idée d’un film sur l’émancipation d’un personnage, une jeune femme qui trouve sa voie et son indépendance. Je crois que c’est ce qui lui tenait vraiment à cœur. [...] C'est dur à falsifier. Vous pouvez avoir le meilleur scénario, le meilleur dialogue, la meilleure photgraphie, mais si les deux personnes n'ont pas d'alchimie, c'est dur de faire comme si ils en avaient, vous savez. Et je pense que, dans ce cas, Kit et Sophie ont une si belle alchimie. Et c'est un des premiers trucs qu'ils ont dit, même dans GOT, ils sentaient qu'ils accrochaient bien dans leurs scènes communes. Leur alchimie était bien et naturelle. Je pense qu'on a eu de la chance, parce que c'était très naturel et mignon, et ensuite il faut juste l'orienter dans un contexte romantique. 
[La fin devait être différente, et a dû être réécrite car ils ont perdu un des lieux de tournage] Dans la fin originale, elle range toutes ses affaires avec Morwen, elles sont sur une sorte de chariot, comme si elles partaient. Elles vont donc vers un autre endroit. Nous avions 17 jours pour le tournage principal de ce film. Nous en voulions 25. Nous en avons demandé 25. Nous en avons obtenu 17. Voilà la réalité avec laquelle nous travaillions. Voilà la réalité du cinéma indépendant aujourd'hui. [Il y a eu de la pression pour que le tournage se fasse aux Etats-Unis], j'aurais perdu cette bataille mais heureusement, Sophie Turner et Kit voulaient rester près de chez eux [et de leurs familles]. Nous sommes donc restés en Angleterre, et à partir de là, je crois que nous avons réussi à convaincre l’équipe d’aller en Cornouailles. Les journées étaient très courtes et le soleil bas. Nous avons eu une journée de grand soleil, celle de la journée à la plage avec Kit et Sophie. Cette scène apparaît plusieurs fois dans le film, et elle contribue à créer une atmosphère plus romantique et optimiste."

Les critiques du film : 

Critique du Collider : "[...] un thriller gothique décevant [...] en revanche ce qui fonctionne dans The Dreadful, c'est l'alchimie de Turner et Harington. Ils ont déjà passé beaucoup de temps devant une caméra ensemble pour GOT, mais ce n'est pas aussi bizarre de les voir jouer un couple que ce que vous pourriez penser si vous êtes un fan de la série fantastique de HBO. [...] Dans les petits moments où les personnages s'embrassent ou se reconnectent sans parler, c'est convaincant. C'est avec Jago qu'on voit Anne sourire pour la première fois, et elle a aussi l'air plus jeune et plus heureuse avec lui."

Critique de Daz Screen : "Sophie Turner fait fonctionner cette panique silencieuse qui se transforme en acier. Vous la voyez ravaler sa peur, puis se choisir. Kit Harington est solide [...] Et si vous n'êtes là que pour les retrouvailles GOT, l'alchimie est bien présente, mais cela donne aussi l'impression d'un raccourci émotionnel sur lequel le film s'appuie."
  

Critique de Fandom Wire : "un 'slow burn' gothique monotone [...] Sophie Turner livre une prestation solide [...] Kit Harington, compétent [...] Sophie Turner et Kit Harington offrent des performances engagées qui explorent des thèmes complexes tels que la soumission et le fanatisme religieux. [...] L'alchimie préexistante entre eux agit comme un raccourci émotionnel."

Critique de Dread Central : "La performance débridée et d'une violence parfaitement dosée de Marcia Gay Harden. C'est le genre de rôle qu'elle maîtrise le mieux. [...] Les anciens de Game of Thrones [Sophie Turner et Kit Harington] sont également très bons. [...] The Dreadful est un premier favori pour 2026."

Critique de Bloody Digusting : "Les deux acteurs [Sophie Turner et Kit Harington] apportent de la nuance à un couple que l'on pourrait considérer comme inévitable. Après tout, les deux personnes les plus séduisantes du coin - qui se trouvent être célibataires en même temps - ne devraient-elles pas finir ensemble ?"
- ,,